LE FONDS D’INTERVENTION D’URGENCE DÉBARQUE AUX GALAPAGOS EN REACTION À L’INVASION DE RONGEURS

RRF aide à limiter une invasion de rats qui pourrait dévaster l'écosystème fragile de l'île North Seymour aux Galápagos, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, et sa faune mondialement connue sur l'île.

Les îles Galápagos ont été décrites comme un "musée vivant et une vitrine de l'évolution".

La biodiversité des Galápagos a besoin de peu d'introduction. L'isolement des îles a entraîné une riche diversité de plantes et d'animaux endémiques, tels que le très rare cormoran aptère, le cactus géant ou l'iguane marin. La diversité des pinsons et des célèbres oiseaux moqueurs a inspiré la théorie de l'évolution par sélection naturelle de Charles Darwin.

L'île de North Seymour est particulièrement importante pour l'économie touristique des Galápagos, en raison de son accessibilité et de sa faune et sa flore incroyables. Le système écologique complexe de l'île est intimement lié à l'océan environnant et constitue un habitat vital pour les oiseaux marins nicheurs (frégates, fous à pieds bleus, fous de Nazca et goélands à queue d'aronde, entre autres).

Les rongeurs envahissants l’île peuvent dévaster les habitats et les colonies d'oiseaux marins.

Bien que des rats soient présents dans certaines parties des Galápagos, l'île North Seymour en était exempte depuis une initiative d'éradication réussie en 2007. Cependant, en 2018, des rats envahissants ont été détectés sur l'île, et en août, le ministère de l'Environnement des Galápagos a déclaré l'état d'urgence. Les rats se nourrissent de tout ce qui est disponible, des œufs d'oiseaux à la végétation. Ils se reproduisent extrêmement rapidement et n'ont pas de prédateurs naturels aux Galápagos. Les oiseaux de mer qui nichent au sol, comme ceux du Seymour Nord, sont particulièrement vulnérables aux effets dévastateurs causés par les rats.

Island Conservation (une ONG spécialisée dans l'éradication des espèces exotiques envahissantes dans les îles) a réagi à la crise en élaborant un plan d'éradication des rats, en collaboration avec la Direction du Parc national des Galapagos (GNDP). Il est essentiel d’agir au bon moment de l’année, car la mise en œuvre doit impérativement avoir lieu pendant la saison sèche (d'octobre à janvier), lorsque les rats ne se reproduisent pas, que les effectifs sont faibles et qu'il n'y a pas assez de nourriture naturelle disponible sur l'île. De cette manière, les rats sont plus susceptibles de consommer des appâts toxiques. La RRF a accordé une subvention de 14 240 $ à Island Conservation pour que l'éradication puisse se faire le plus rapidement possible.

L'élaboration d'un plan d'atténuation pour les iguanes terrestres (afin d'éviter les empoisonnements accidentels) est également un aspect vital de ce travail et sera réalisé en collaboration avec IC, l'Université de Massey et GNPD. Des mesures de biosécurité seront mises en place pour réduire au minimum le risque de nouvelle invasion, par exemple en appâtant les côtes proches des îles voisines.

La mise en œuvre rapide de ces mesures empêchera l'invasion de rongeurs de causer des dommages potentiellement irréversibles à cet écosystème fragile et à l'habitat marin environnant. De plus, c'est extrêmement important pour l'économie de l'archipel, qui dépend fortement des revenus issus du tourisme. En fin de compte, cela permettra de protéger ce site du patrimoine mondial et l'incroyable éventail d'espèces uniques qu'il abrite.

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